Depuis près d’un siècle, de nombreux rapports scientifiques font état de changements climatiques majeurs sur l’ensemble de la planète. L’accélération d’un processus cyclique, où l’hyper-activité civilisationnelle de l’humanité, est une des données potentielles, confondue avec une industrialisation massive des ressources naturelles, font de l’eau, une problématique alimentaire et politique majeure et déterminante.

En se concentrant sur les bouleversements sociaux et sociétaux qu’entrainent ces transformations globales, l’idée que l’Homme influence le climat, qui influe à son tour l’homme, émerge comme une hypothèse réelle.


En acceptant ce postulat, le projet Terra créé des images singulières de la réalité de ces changements impalpables, en perpétuelle évolution et, uniquement perceptibles dans la durée, au-delà d’une vie humaine.


La conception des œuvres se concentrent alors sur des sites géographiques et environnementaux distincts, révélant leur singularité respective et ce qui les affecte communément. Le parcours emprunté permet de révéler qu’au coeur du Pacifique, 811 km2 de terres émergées d’un archipel, sont grignotés par l’océan et, près de 12.000 km à l’est, au Pérou, la fonte des glaciers inquiète les divinités. De l’autre côté du Monde, sous le Pôle Nord, au Groenland, les neiges s’assombrissent sous le Soleil, tandis qu’en Asie centrale, une des plus grandes mers intérieures laisse sa place au désert.




Texte d’Antoine Leredde et Aurélien Mauplot

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