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Guillaume de KARCOUËT


1729 / 1809

Maître céramiste

Epoux de Maelle Ploène

Voyages en Chine :  1751 / 1754

                                1760 / 1763                                                                                        

                                1789 / 1796




Guillaume de Karcouët est un grand céramiste breton. Ses oeuvres sont connues dans toute la Bretagne jusqu’à la cours de Versailles.

Il se rend à trois reprises en terre du milieu en vue d’échanger des connaissances et des savoirs-faire en tant que céramiste.

Lors de sa troisième expédition, il voyage à travers l’Empire pendant cinq ans, aux côtés de Shen Mu WANG, son homologue chinois, également cosmographe et conteur. Il découvre les porcelaines Qinghua (blanche et bleue) de la Dynastie Ming, à Jingdezhen.


Peu de temps avant de se quitter, Shen Mu WANG offre une boussole à Guillaume de Karcouët qui à son tour offre une carte.

Les deux objets sont précieux à leurs yeux et conservent une histoire singulière que nous découvrons peu à peu.

Shen Mu WANG précise que la boussole, naturellement conçue avec de la magnétite, est améliorée à partir d’une pierre solaire.

Guillaume de Karcouët, recherche un temps l’origine de ce fameux minéral : elle aurait été très prisée d’un peuple du Nord.

Quant à la carte dont il fait don à son ami chinois, elle est curieusement dessinée à l’encre bleue de cobalt, comportant des signes étonnants et inconnus et semble avoir déjà beaucoup voyagée.


M. de Karcouët est marié à Maëlle Ploène, dont nous n’avons que peu d’informations.

Il semble qu’elle l’ait accompagné avec leur fils Hoïc, lors du troisième et dernier voyage oriental, suite à la situation politique française.

Cependant, l’instabilité internationale frappe également la dynastie Qing qui tend à s’écrouler sur elle-même et à s’agenouiller face l’empire britannique.

Ils partent précipitamment de Pékin en avril 1796 et prennent le bateau à Tianjin, après l’éclatement du conflit entre les Qing et la secte du Lotus Blanc.


*


A la fin de sa vie, Guillaume confie sa boussole à son fils afin qu’il la transmette de sa part au petit Pierre.

Hoïc de KARCOUËT


1785 / 1838

Charpentier

Fils de Guillaume et Maelle de Karcouët

Epoux de Louise Dremmwel

Père de Pierre de Karcouët





Hoïc de Karcouët hérite du savoir-faire manuel familial. Malgré une fascination pour son père, ses récits, ses voyages, les objets et les trésors qu’il ramenait, Hoïc ne le connaissait que très peu.

Hoic de Karcouët est un homme modeste et discret.


Il rencontre Louise Dremmwel un jour où elle et ses frères visitent son atelier : l’atelier des six terres. Il donne ce nom en échos lointain à la boussole que son père lui a confié, où il compte six continents plutôt que cinq. Il en rêve toute sa vie.


Ils ont un fils, Pierre, à qui il raconte les aventures de Guillaume.

Il lui apprend la menuiserie et l’initie à l’art de la charpente.

Hoïc sent que la soif du voyage coule dans les veine de son fils. Il le pousse à prendre la mer.


Hoïc meurt en 1838, l’année du grand départ de son fils, suite à un accident dans son atelier.

Louise DREMMWEL


1785 / 1845

Dirige l’armateur horizontal

Epouse de Hoïc de Karcouët

Mère de Pierre de Karcouët

Aïeulle de Charles Dremmwel





Louise Dremmwel est la fille d’un petit armateur dont elle reprendra l’affaire avec ses frères : l’armateur horizontal, une entreprise familiale qui installe sa renommée sur toutes les côtes bretonnes.

Leur fortune est considérable.

Louise et Hoïc s’installent à Orléans peu de temps avant la naissance de Pierre.

Ce déménagement donne un nouveau souffle à l’entreprise et permet à Louise d’orienter les affaires vers la construction de péniches.

Elle s’influence de l’organisation des familistères du Nord pour diriger son entreprise.

Elle finit sa vie, vaincue par la fatigue, assise face à la mère, une lettre dans les mains.



Jeanne ISMAHEL


1806 / 1866

Gère les affaires de Pierre de Karcouët

Epouse de Pierre de Karcouët

Fille d’Henrie Ismahel






Issue d’une famille d’industriels de Rouen, Jeanne se confronte rapidement à l’autorité.

Elle découvre le monde l’industrie grâce à son père Henri Ismahel qui lui apprendra tout le métier.

Elle rencontre Pierre de Karcouët lors d’une visite qu’il effectuait avec son père, Hoïc, alors charpentier.

Jeanne étudie à Nantes où elle croise à nouveau Pierre. Elle y apprend les secrets de la mécanique, de la philosophie et de la littérature.

Elle épouse Pierre en 1823 à Nantes.

Elle monte un journal et se désespère d’un monde où elle n’est pas suffisamment considérée.

Le couple fait preuve d’une complicité exceptionnelle. Ils montent ainsi ensemble les différentes expéditions. Lorsque Pierre est en mer, elle gère la suivante et fait valoir leurs engagements pour les techniques et les sciences.


Elle continue d’écrire sous pseudonymes pour différentes revues littéraires, de mécanique industrielle et de géographie, en Bretagne et à Paris.


En 1863, elle est invité par Gaspard-Félix Tournachon, dit Nadar, à assister au lancement de la Montgolfière le Géant, sur le Champ-de-Mars à Paris. Elle y fera la connaissance de Jules Verne, qui vient de publier Cinq semaines en Ballon.


Elle disparaît en mer en 1966, lors d’une croisière avec son époux, en Méditerranée, suite à une collision avec un mystérieux animal phosphorescent.

Pierre de KARCOUËT


1803 / 1866

Capitaine de navire

Capitaine de L’Australe

Fils de Hoïc et Louise de Karcouët

Epoux de Jeanne Ismahel





A six ans, son grand-père, Guillaume, lui offre sa boussole. Hoïc est en charge de la conserver en attendant le premier voyage en mer de Pierre, qui a lieu en 1820, en tant que marin à bord d’un navire marchand.

La même année, Pierre de Karcouët rencontre Jeanne Ismahel et part en Angleterre, où il se forme aux métiers de la marine pendant deux ans.

En 1823, il épouse Jeanne avant d’embarquer à Saint-Nazaire où il est nommé troisième contremaître.


Après une série de missions commerciales, il tente de s’imposer comme référence auprès du corps scientifique.

Il navigue une première fois en 1829, le long des côtes africaines avant de traverser l’Atlantique en 1831 pour trouver Antilha, un échec, évidemment. Cependant, cette seconde expédition lui permet d’asseoir son autorité et ses qualités de capitaine. Il est enfin reconnu.

La Société de Géographie, récemment créée, favorise une mission pour étudier la terre de feu, au sud du Chili.

Il part en 1833 sur l’Australe, une goélette de 27 mètres de long avec, sous son commandement, une cinquantaine d’hommes.

A son retour, suite au franc succès du voyage, la Société lui propose de mener une expédition à la recherche de l’Antarctique.

Il accepte et embarque de Saint-Nazaire, à nouveau sur l’Australe, en septembre 1838.

Le voyage ne se passe pas comme prévu.

Le 4 mars 1839, il découvre Moana Fa’a’aro, près du tropique du Capricorne.

Le 6 avril, jour du départ, sa boussole n’indique plus la même position qu’à l’arrivée.

Dans son carnet de bord, le capitaine de Karcouët explique que sa boussole ne se rétablira jamais et s’exprime en ces termes : « Nos instruments ne nous ont jamais fait défauts. Ma boussole y comprise. Cependant, force est de constater quatre points :

1 - La boussole de feu Guillaume de Karcouët  ne fonctionne plus.

2 - Cette boussole n’a jamais indiquée le nord et s’est déréglée selon des influences magnétiques puissantes et différentes de ce que nous connaissons.

3 - L’île s’est déplacée durant notre séjour.»

Le capitaine revient en France, profondément marqué par cette aventure. Le corps scientifique français ne reconnait pas ses thèses et petit à petit, il se détache de la marine.


Pierre de Karcouët disparait en mer le 21 juin 1866 aux côtés de Jeanne, au cours d’une croisière  en méditerranée. Un mystérieux animal rapide et phosphorescent percute leur navire. Il sombre dans les eaux tumultueuse de la grande bleue.



Giuseppe Camassade


1950 /

Antiquaire

Epoux de Mathilde Terraverde

Père de Giulia Camassade






Giuseppe Camassade est de cette espèce d’antiquaire capable de te dénicher un objet sans valeur et pourtant somptueux. Ce genre de personne à s’intéresser aux détails, à prendre le temps de découvrir, de se perdre et de savoir ne rien trouver.

Il éduque ainsi sa fille Giulia ; dans le calme, la patience et l’exigence.


Originaire de la Toscane siennoise, Giuseppe est issu d’une famille modeste et solidaire.


Lors d’une visite chez un ami antiquaire à Sienne, Giuseppe découvre une boussole semblant être d’origine chinoise. Son ami lui explique qu’elle appartenait à une famille française de Bretagne. Les héritiers souhaitaient s’en séparer considérant qu’elle ne fonctionne pas.

Giuseppe remarque immédiatement la qualité de l’ouvrage, du cadran, la finesse du trait sur la porcelaine qu’il situe à la période Ming (14ème/17ème), l’apogée de la céramique chinoise.

Depuis cinq années que son ami la propose à ses clients, aucun n’y aura trouvé satisfaction.

Voyant Giuseppe curieux et agité, il décide de la lui offrir. Ce dernier apprécie naturellement le geste et transmet à son tour un présent, dont la qualité est encore inconnue.


Dans les années 80, Giuseppe s’intéresse aux Eremi, dans les Abruzzes. Etonnants vestiges des temps construits, il y découvre de mystérieuses anecdotes, qui serviront probablement à sa fille.


En 1992, Giuseppe offre la boussole à Giulia, à l’occasion de son 18ème anniversaire. Elle ne s’en est jamais séparée.


Giuseppe vit toujours tranquillement avec son épouse Mathilde, en Italie.

Mathilde Terraverde


1953 /

Historienne

Epouse de Giuseppe Camassae

Mère de Giulia Camassade






Mathilde Terraverde est une référence dans le milieu italien de la recherche.

Spécialisée dans les étrusques et la culture nuragique (Sardaigne), elle poursuit encore aujourd’hui ses études.


Mathilde est une femme inlassable et passionnée. Elle a autant parcouru le monde pour des conférences que pour des fouilles archéologiques.


Mathilde est également collectionneuse orientée sur les objets de l’antiquité méditerranéenne et d’extrême-orient. Elle s’intéresse également aux cultures polynésiennes, en particulier ce qui à trait à l’oralité.

Par ailleurs, Mathilde, précieusement et discrètement, même si elle en possède peu, est particulièrement attentive à la cartographie du monde à travers les temps.

Elle a su convaincre sa fille Giulia, en lui transmettant des récits du monde et en l’emmenant lors de certains déplacements.


Le couple Camassade est ainsi connu et reconnu dans le monde de l’histoire et de l’archéologie.


Mathilde retrouve Giulia lors de sa première étape en Sardaigne, en 2004, afin de l’aider dans sa mission, trouver les origines du continent de pole sud.

Giulia Camassade


1974 /

Navigatrice

Fille de Giuseppe et Mathilde Camassade







Giulia est née et a grandi à Sienne en Italie.  Elle termine ses études dans le sud de la France.


Influencée par les passions de ses parents, Giulia s’éprend rapidement de la mer et de ses immensités. Ses parents l’envoient régulièrement en colonies ou en stage de voile. Elle se forme plus tard aux métiers de la marine. En parallèle, elle étudie l’histoire de l’art, spécialité : antiquités.

A la fin de ces études, elle enchaine sur une formation à l’université en géographie contemporaine, afin de trouver des points de connexions entre des histoires temporellement éloignées mais qui ont évoluées de manière interdépendantes.

Elle se passionne pour les objets, de la pierre trouvée en montagne à un cadre du 16ème siècle dans le bureau de son père.

Elle étudie les cartes et cherche à comprendre les mouvements culturels. Elle ne s’intéresse guère aux conflits ou à la sociologie, mais plutôt à l’état des civilisations, comment elles se transmettent et comment elles évoluent selon leurs images, leurs moyens de reproduction des connaissances. Giulia s’intéresse moins au contenu qu’à la forme, considérant que la cause se trouve dans le contenant, puisque sans contenant, il n’est pas possible de maîtriser la matière. Tout passe donc par le savoir-faire.


En 1992, à l’âge de 18 ans, son père lui offre une boussole. Cet objet la fascine. Elle n’a de cesse de chercher ses origines puis comment s’en servir.

Elle apprend l'existence de Pierre de Karcouët. En insistant, elle découvre le carnet du capitaine, dans lequel elle apprend la découverte de Moana Fa’a’aro, dont elle n’avait jamais entendu parler. Ses parents non plus d’ailleurs. Elle y apprend plusieurs détails sur les insulaires et leur culture, mais toutes les données géographiques sont effacées ou erronées. Giulia s’étonne enfin de l’issue de cette escale : le jour du départ de l’île, la boussole n’indique plus la même position.

La jeune Camassade comprend que le problème de son instrument remonte à près de 150 ans...


Giulia semble trouver la solution douze ans plus tard, lors de son expédition sur l’Antichtone en 2004.

En 2003, après quelques fructueuses expériences dans le cadre d’expéditions scientifiques, elle est contactée par Charles Dremmwel, un notable d’Orléans.

Il projète d’affrêter un navire en vue de retrouver un site en Antarctique, où cent ans plus tôt, un fémur droit d’origine inconnue a été sorti des glaces. Cette mission a également pour objectif de relever des données à travers le monde où il est question de l’antarctique dans l’histoire.

Giulia Camassade devient alors capitaine de l’Antichtone de 2004 à 2008.

Dans ce contexte, elle se déplace en Sardaigne, où elle retrouve sa mère; puis à Antilha, île mystérieuse jamais aperçue auparavant; en terre de feu afin de rencontrer les géants et de vérifier les dires sur ce qui lie ces indigènes au continent austal; à la Polynésie, où l’Antarctique est régulièrement mentionné; à Rapa Nui, naturellement, puis bien évidemment, sur les terres gelées du Pôle sud.


Un tome de son carnet de bord a été retrouvé à Sienne, dans la maison de famille peu de temps après son retour fin 2008.

Plus qu’un simple carnet, il s’agit d’une couverture cartonnée contenant des feuillets désordonnés. Elle y mentionne la boussole, l’Antichtone, qu’elle retrouve sa mère en terre sarde, la liste des lieux étudiés, une partie de la mission en Antarctique, et des détails de son séjour à Tahiti et à Moana Fa’a’aro. Mais il n’est pas indiqué comment elle a retrouvé la fameuse île ni ne révèle le secret de la boussole.


Après son retour attesté à Brest en septembre 2008, Giulia disparait de la circulation. Elle est toujours activement recherchée.

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