Ha’amana Ora’a

Documents de recherches

Verre, ossement, cendre

2018

(photo 1 : F. Mauplot)


Avec le soutien de la DRAC Limousin (AIC 2017)

Ha’amana Ora’a


L’installation questionne la mémoire des peuples, nos rapports au souvenir intime et notre relation à la mort.

Elle représente un lieu de mémoire situé sur une île lointaine où il y a 500 ans, le volcan Ahi Nui s’est réveillé. Dans son élan, il emporte des milliers de vies et dévaste une grande partie des terres arables et forestières. Cette nuit-là, les habitants de l’île la nomme Taïa.

Depuis, pour ne pas oublier, ils ont décidé de conserver un espace de l’île avec les stigmates volcaniques. C’est également devenu l’endroit où les cendres de tous les habitants défunts y sont déposées. Ce lieu s’appelle : Ha’amana Ora’a.


L’œuvre éponyme évoque un peuple qui nomme et situe ses traumatismes. Pour le partager et ne pas l’oublier, dans l’humilité de sa fin, il décide d’y réunir les cendres de ses morts afin de les mêler aux strates géologiques (mémoire) de la terre.


Cette œuvre est une allégorie de notre société. Elle évoque notre histoire et ce que nous en faisons. Elle s’imprègne des enjeux sociaux et climatiques autant que politiques, autour du traitement des drames, du souvenir et de la mort. Mais avant tout, c’est une œuvre qui parle de l’humain, de notre rapport à la Terre et, plus simplement, de la relation que nous entretenons avec l’autre, humain et non-humain.

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